HISTORIQUE DU JUDO CLUB DU BORN, 1969-1999
1969
Au début de la saison sportive 69-70, le Judo Club du Born changea de Fédération et s’affilia à la FFJDA, Fédération Française de Judo et Disciplines Associées, qui était agréée par le Ministère de la Jeunesse et des Sports. Changement important, en particulier pour ce qui concerne la compétition. En effet, les compétitions de la FFJT et du CNCN se déroulaient sans catégories de poids, alors qu’à la FFJDA les catégories de poids existaient. De plus, l’affiliation à la FFJDA permettait de faciliter les rencontres avec un plus grand nombre de clubs du département. Elle offrait également aux judokas expérimentés la possibilité de participer à des stages dirigés par les meilleurs Experts étrangers enseignant en France à l’époque et organisait des cours dans chaque département pour la formation de professeurs qualifiés.
De 1969 à 1972, le Judo Club du Born connut différentes crises.
Vers 1969,
le nombre important des élèves ainsi que de nombreux désaccords et conflits
amenèrent le club à se scinder en deux :
- les jeunes de la Plage fréquentèrent le Dojo de la Section des Arts Martiaux
de l’UAM, situé rue du Vieux Marché, dont l’animateur était Michel Pégéot,
Ceinture Noire 3ème dan, soutenu par Monsieur Paries.
- Les élèves du Bourg, sous la conduite de Roger Claverie et Michel Dassié
(puis, plus tard, de Jean-Jacques Lalanne) continuèrent à évoluer dans l’ancien
Dojo, au 13 Avenue de la Plage.
A cette époque, le Judo mimizannais comptait au total dans les deux clubs 228 licenciés.
A noter tout particulièrement, la démission, au cours de cette période de troubles, de Michel Dassié contesté dans sa tâche d’enseignant puis agressé physiquement par ses « camarades » de club. Démission immédiatement suivie par celle de Roger Claverie. Suite à ces deux démissions successives, un nouvel enseignant venu de Biscarrosse, Monsieur Pierrot, pris la direction technique du club. Son passage fut de courte durée : ayant des problèmes personnels avec la justice, il fut « poussé vers la sortie » par le Comité Directeur alors en place.
1972
En 1972, Jean-Jacques Lalanne pris donc la direction d’un club traumatisé après des années difficiles, mettant un terme à la période des pionniers, période pleine de désaccords. Dans ce contexte, grâce à des qualités personnelles d’enseignant de Judo et à un dévouement exemplaire à cet art, il va d’abord redonner confiance aux dirigeants.
Intransigeant sur les principes, donnant plus qu’il ne prend, son travail constant et courageux va permettre au Judo Club du Born de revivre, de diffuser la pratique du Judo tout en formant de vrais Champions tels que notamment Patrick Aztiria, Philippe Bourdenx, Olivier Cavernes, Fabrice Lalande…
En 1972 et
1976, le club organisa avec l’aide de la Fédération deux stages Préolympiques
avec l’équipe de France. Celui de juillet 1972 a été le plus fameux et il a
certainement contribué au succès de l‘équipe de France aux JO de Munich.
Au cours de cette période, Jean-Jacques Lalanne, aidé de son
épouse Jacqueline 2ème dan diplômée d’Etat, créèrent une section
Aïkido. Ils furent tous deux à l’origine de l’implantation de l’Aïkido dans les
Landes, notamment à Mont de Marsan où ils se rendaient deux fois par semaine
depuis Mimizan afin de dispenser des cours.
1978
En 1978, Bernard Boyau succéda à Marcel Ducom au poste de Président du Judo Club du Born. Il exerça ses fonctions pendant près de 25 ans, jusqu’en 2002.
1987
En 1987, sous l’impulsion de la mairie de Mimizan qui souhaitait regrouper géographiquement l’ensemble de ses activités sportives, les deux clubs Mimizannais fusionnèrent et prirent possession des locaux actuels.
En novembre 1991, une section Kendo, forme d’escrime japonaise, vit le jour. Elle était animée par Daniel Rastello, 1er dan de Kendo, 1er dan de Judo et 2ème dan d’Aïkido. Il était aidé dans sa tâche par Francis Ducom.
1995
En 1995,
une remise de Ceinture Noire revêtit un caractère tout particulier : celle de
Jean-Michel Azambre. En effet, handicapé et placé en foyer dès son plus jeune
âge, Jean-Michel a obtenu sa Ceinture Noire technique comme n’importe quelle
autre personne.
Jean-Michel est un modèle d’assiduité et de travail. Il est
bon de rappeler que ce dernier a été champion d’Aquitaine handisport. Cette
remise concrétisa les efforts de son professeur Jean-Jacques Lalanne ainsi que
ceux de son partenaire et ami Allan Villards.
Dès lors Jean-Michel, d’une nature très généreuse, n’a eu de cesse de donner de sa personne auprès des enfants du club, dont il est incontestablement « le meilleur copain ».
En Août
1995, Jean-Jacques Lalanne organisa, un voyage au Japon dans la ville de Tenri,
prés de Nara, dans la région du Kansaï. Il réalisait un de ses rêves : amener
quelques-uns de ses judokas au Japon !
Olivier Caverne, Thierry Besseau, Nicolas Danthez, Francis
Ducom, Philippe Dufranc, Eric Dulau-Brauning, Caroline et Laurent Garbage,
Stéphanie Lalanne, Guillaume Poudens, Allan Villards et Pascal Voyemant
étaient du voyage. Certains d’entre eux ont même pu participer aux entraînements
dispensés sur le tatami de la prestigieuse Université de Tenri.
A noter également que Francis Ducom, ceinture marron de Kendo participa lors de ce séjour, à plusieurs entraînements de Kendo à l’Université de Tenri où il côtoya lui aussi de Grands Experts japonais de cette discipline.
1996
Le 18 mai 1996, pour les 35 ans du Judo Club du Born, les 60 Ceintures Noires formées au club furent réunies, sur l’initiative de Bernard Boyau et Francis Ducom, pour rendre hommage à leur professeur Jean-Jacques Lalanne.
1997
En février 1997, deux Champions Japonais, Masami Toshida et Taizo Mori, universitaires de Tenri et amis d’Olivier Cavernes, encadrèrent deux stages au Judo Club du Born.
1999
En 1999, l’équipe senior du Judo Club du Born,
après une brillante qualification, eu l’honneur de représenté le département des
Landes à Coubertin, pour le Championnat de France. C’était une première et dans
l’Histoire et dans celle du département.
Olivier Cavernes, Eric Dulau-Brauning, Cyril Lesieur,
Sébastien Lesieur et Pascal Noret composaient cette équipe.